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19.02.2026

Les ports marocains au cœur d’une nouvelle chaîne de valeur énergétique

Une nouvelle étude de la Banque mondiale met en lumière le rôle central que peuvent jouer les ports marocains dans le développement et le commerce d’hydrogène vert et de carburants à base d’hydrogène.  

Fort de sa position géographique stratégique et de ressources renouvelables abondantes, le Maroc est bien placé pour répondre à la demande mondiale croissante de solutions énergétiques propres. Dans le cadre de l’Offre Maroc, le Royaume ambitionne d’ailleurs de développer des infrastructures portuaires performantes sur l’ensemble du territoire, afin de poser des bases solides pour l’essor de la filière hydrogène vert. 

Selon le rapport, les ports marocains peuvent jouer un triple rôle : 

  • Fournir des carburants verts au transport maritime, dont la demande pourrait fortement croître d’ici 2050 ;
  • Soutenir la décarbonation de l’industrie nationale, notamment les engrais et la sidérurgie ; 
  • Servir de hubs d’exportation vers l’Europe, dans un contexte de forte demande en hydrogène vert. 

L’étude analyse quatre ports clés, Tanger Med, Port de Mohammedia, Port de Jorf Lasfar et un port situé à proximité de Tan-Tan, et identifie leurs potentiels pour construire une chaîne de valeur hydrogène intégrée, en cohérence avec les ambitions nationales.  

Le scénario le plus compétitif proposé par la Banque mondiale prévoit une production d’hydrogène à proximité de Tan-Tan, où les coûts sont les plus compétitifs, puis son transport par pipeline vers le Port de Mohammedia. L’hydrogène serait stocké dans les cavités salines de Mohammedia, avant d’être distribué aux navires et aux industriels, notamment à Tanger Med et à Jorf Lasfar, puis exporté depuis un port atlantique adapté aux grands navires-citernes, potentiellement Tan-Tan après modernisation.